L’absence de droits pour les travailleurs agricoles de l'Ontario a des répercussions directes sur chacun de nous dans cette province. N’étant pas en mesure de se syndiquer, ces travailleurs se voient refuser les droits essentiels du travail. Ils besognent pendant de longues heures dans des conditions dangereuses et insalubres – les mêmes conditions dans lesquelles sont produits les aliments que nous consommons.
Le gouvernement provincial ontarien a refusé à maintes reprises aux travailleurs agricoles le droit de se syndiquer aux fins de négociation collective. Ce droit leur assurerait une protection juridique au travail et leur permettrait de lutter pour obtenir les droits qui sont accordés au reste des Ontariens et Ontariennes.
Encore une fois, le ministre Dalton McGuinty et ses collègues, Peter Fonseca et Leona Dembrowski, ont fait la sourde oreille aux conventions internationales et nationales (Cour suprême du Canada) aux décisions judiciaires provinciales (Cour d’appel de l’Ontario) qui indiquent qu’ils violent la Charte canadienne des droits et libertés en refusant aux travailleurs agricoles le droit de se syndiquer. Et pour quelle raison?
Parce que Dalton McGuinty s’intéresse aux groupes d'intérêts des établissements agricoles et n’a pas de respect pour les droits de la personne des travailleurs agricoles, ni pour notre bien-être.